Jour 8 ou la grande galère.
Très dur de trouver le bus pour aller au port de Hoi Gan (mon objectif). Je monte dans un mini bus qui va se remplir au fur et à mesure. La portière s'ouvre et se ferme et un racoleur crie en passant devant les arrêts de bus pour faire monter encore un peu plus de monde. Je suis la seule étrangère du bus. Les gens montent, du courrier, des denrées alimentaires, de tout. Le trajet devait durer 4heures, il dure au moins 6h. Il doit faire au moins 40º. J'insiste pour qu'on me laisse à l'arrêt d'Hoi Gan mais...on me laisse au milieu de nulle part juste avant le pont suspendu qui amène à Hoi Gan. Et là, immense négociation avec un taxi qui n'arrive pas à comprendre que je veux aller au port de Hoi Gan et pourtant je lui répète "Hoi Gan Ben tao" (ben tao qui veut dire port...oui oui du vietnamien rudimentaire, croyez-moi, il en faut!) mais il fait 1000 détours pour finalmement m'y amener.
(la vue de ma chambre avant de sombrer dans le coma :) on aperçoit au loin les immenses pains de sucre de la Baie d'Along....)
J'arrive à Hoi Gan bien plus tard que prévu. Le bateau est déjà parti. Je cherche un hotel et toutes les adresses de mon guide sont fermées. Je visite 2, 3 hôtels bien peu réjouissants (et Dieu sait que mes critères sont bas pendant ce voyage). Epuisée, n'ayant rien mangé depuis la veille...je m'assois pour prendre un coca frais. Je n'ai jamais autant savouré un coca de ma vie (pendant ce voyage, ce sera un épisode courant). Entre les hotels fermés et les mauvaises adresses, je me demande bien ce qui va m'arriver. Et....je prie. je prie tous les dieux qui peuvent exister, le mien, celui des autres, les anges. Bref un appel en masse à un peu d'aide. Je me lève, marche 1 minute et tombe sur un petit hotel propret qui a une chambre pour moi! Je la visite et le marché est conclu. Je m'endors jusqu'au lendemain sans même me soucier que je n'ai toujours pas mangé.
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